Contribution à la réflexion sur « Principes et valeurs éthiques »

Publié le par Régis Ayats

Régis AYATS Chargé de la Communication UC34

Parler aujourd’hui d’éthique dans le cadre d’une réflexion politique c’est  situer le débat au centre des réalités puisqu’il s’agit des affaires de la cité. Il est difficile d’imaginer présider aux destinées de la cité sans un minimum d’éthique. Les  anciens pensaient que cette réflexion  devait d’abord concerner l’individu, être personnelle, individuelle. Justement pour moi tout est là, c’est le regroupement des forces individuelles, nourries de cette réflexion, qui va alimenter l’énergie collective.

Entre science morale et sagesse, l’éthique se situe assez loin des règles édictées, déontologie, et plus près de la réflexion personnelle qui permet cette évolution, une sorte de murissement, vers la recherche du bien. Pour moi c’est la sagesse.

Une fois ce raisonnement de l’individu accompli alors on peut se tourner vers le groupe et ensemble dicter les résultats de cette réflexion à propos de tous ses aspects dans la réalité du monde aujourd’hui.

Le bien commun qui nous engage dans le devoir et la responsabilité alors naturels, devient  la raison du combat alors plus facile et une force qui nous aidera à mieux affronter la tournure que prend le débat politique conjoncturel.

Je ne veux pour preuve que les sonnettes qui retentissent sous la plume des éditorialistes et des essayistes. Citons en référence un édito du  journal « Le Point », celui  d’Alain Duhamel chroniqueur politique que l’on connait. Dans « Malédiction de l’état spectacle » il placarde de manière sévère le rôle que joue la télévision  dans la « pathologie politique » actuelle ; il parle de dégénérescence et de mise sous tutelle de la vie politique, « la victoire de l’opinion sur la démocratie », relayant en cela les propos du livre de Roger-Gérard Schwartzenberg.

On est en plein débat sur l’éthique en politique, celle des politiciens. Le travail qui nous attend est colossal tant la dégénérescence est avancée. Cette force dont je parlais plus haut il faudra aller la chercher au très fond de nos convictions pour inverser le processus afin que renaisse sous notre houlette  le vrai débat des idées sans fard et sans influence et que cesse enfin « le tournoi des personnes et des images ».

Je trouve que l’éthique des Centraliens pourrait nous aider au départ, sa mission pratique  est de « rayonner, réguler, écouter ». 

Espérons ensemble que la force collective issue de cette réflexion individuelle finisse par servir l’homme en fortifiant la notion de respect de l’individu et de la personne humaine. Pour moi c’est l’aboutissement absolu de la réflexion éthique.

 

En savoir plus

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/917/sommaire/

www.wikipedia.fr/

http://www.global-council.com/pages/club-ethique

http://www.centraliens.net/groupements-professionnels/centrale-ethique/

« Etat Spectacle 2 », R-G Schwartzenberg, http://www.plon.fr/ficheLivre.php?livre=9782259209809

« Le Moment  Fraternité » Régis Debré, http://www.regisdebray.com/

Publié dans DEBAT

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article