Jean ARTHUIS : Le scrutin européen livre ses enseignements

Publié le par Régis Ayats

Le taux d’abstention atteint un nouveau record. Plus l’Europe a de pouvoir, moins nous votons. Il est vrai qu’il reste à inventer des partis européens aptes à développer des stratégies supranationales. Et pourtant, sur l’essentiel, notamment pour sortir de la crise, réguler l’économie, préserver l’emploi et moraliser la finance, la clé du succès est européenne. Le second enseignement s’adresse à la famille centriste. La stratégie Modem subit son troisième échec, après les législatives de juin 2007, les élections locales de 2009, il était permis d’espérer une percée significative aux européennes. Après une campagne détournée de son objet, tant l’anti-sarkozysme se substituait aux propositions pour faire avancer l’Europe politique, le verdict est sans appel. L’UMP et ses alliés totalisent 28%, c’est un beau score pour la majorité présidentielle. Mais où puisera-t-elle ses voix pour rester majoritaire lors des prochaines échéances électorales. C’est dire combien il est urgent de rassembler les centristes depuis la congélation de l’UDF. Sans attendre, nous entendons y apporter la bonne réponse le 27 juin. Nous mettrons en place l’un des piliers d’un centre indépendant et loyal dans ses alliances, avec la volonté d’en faire un pôle de réunification.

Publié dans EUROPE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article