PERMIS A POINTS SUITE, entre prévention et répression…

Publié le par Régis Ayats

La mise en place des moyens de limiter la vitesse en France a sauvé des vies mais les gens en ont « marre » de ce qui pourrait être interprété comme un dépassement d’objectif louable.

Il fut présenté comme un outil pédagogique destiné à toucher 5% de la population, c’est celle qu’on voit encore allègrement opérer sous nos yeux tous les jours sans vergogne. Etrange…

Certes, assouplir la loi donnerait mauvaise conscience à nos politiques qui y verraient un « mauvais signal » ; mais pourquoi en faire plus ?

Les prévisions de développer les radars, 4500 en 2012, vont d’après les spécialistes entrainer 26 millions de PV par an et au bout de 10 ans 1 million de permis de conduire invalidés.

Il y a là de quoi provoquer une véritable psychose collective et une délinquance de braves gens qui seraient amenés, forcés, de conduire sans permis. Avant qu’il y ait, une rébellion collective, nous pensons qu’il vaudrait mieux prendre quelques dispositions à l’avance.

Il n’y a pas que la crise économique qui créerait la récession parmi les constructeurs et équipementiers, s’il y a moins de permis, il y aura moins de voitures et puis pourquoi acheter une voiture puissante pour un réseau routier trop limité et trop réprimé.

Payer 90 euros et plus pour un petit dépassement se révèle catastrophique pour les petits budgets.

Si le but est de rapporter de l’argent à l’état (700 millions d’euros par an), alors il ne fallait pas baisser la TVA dans la restauration et on était quitte.

Il y aurait des moyens de pouvoir rendre les choses plus acceptables et efficaces. Pour cela à ALLIANCE CENTRISTES nous proposons de remettre un dossier allant dans ce sens à nos Sénateurs.

Nos propositions pour une meilleure gestion routière et la sécurité :

-          Porter à 10% la tolérance pour les petites vitesses de 50 et 70 km/h.

-          Pas de retrait de points pour des excès inférieurs à 30 km/h.

-          Mieux gérer la vitesse sur certains tronçons trop limités.

-          Lutter contre l’alcoolisme au volant récidivant par un éthylomètre au démarrage.

-          Réprimer plus le téléphone au volant qui entraine une baisse l’attention.

-          Visite régulière des personnes très âgées et autres sous médicaments baissant la vigilance.

-          Pourquoi permettre de fabriquer des voitures puissantes pour des vitesses très limitées ?

-          Pourquoi permettre aux camions de dépasser sur autoroutes au lieu de rester à vitesse constante sur une seule voie ?

En savoir plus

                                       http://www.lepoint.fr  N° 1915 28 mai 2009

                                      Notre article anterieur: Permis à points, toujours plus, toujours moins?
Vos réactions, vos critiques et vos suggestions dans « Ecrire un commentaires » ci-dessous que nous ferons passer aux Sénateurs du groupe « Union Centriste ». Dites-le autour de vous.

Publié dans DEBAT

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BERTRAND Robert 21/07/2009 01:48

Ancien délégué de la Prévention Routière, je suis assez critique sur les mesures règlementaires prises par nos gouvernants. Elles sont de basse politique, ménageant les intérêts inconciliables du lobby constructeurs automobiles d'une part et des puissantes associations contre la violence routière.
Ces mesures sont des compromis insatisfaisants sur les plans techniques, éthiques et moraux.
La limitation de la vitesse était nécessaire mais très mal exploitée. Son contrôle-sanction résulte d'un constat d'échec: les vitesses limites qui devraient être des vitesses-plafonds ne sont en réalité que des vitesses-planchers. En effet, elles ne tiennent hypocritement pas en compte la réalité du progrès des capacités techniques du parc automobile actuel (puissance et confort des voitures, sécurités active et passive, etc...), et rares sont les automobilistes qui ne flirtent pas en permanence avec cette fichue vitesse-limite sans pour autant être plus dangereux. D'où l'énorme quantité de contrevenants avec des dépassements très faibles.
-De plus il est très facile et démagogique pour des gouvernants, embarrassés, de taper sur la vitesse. Il est évident qu'en limitant cette dernière il y aura nécessairement moins d'accidents et de victimes; c'est mathématique. et pour pousser cette logique...mathématique, en réduisant toujours plus cette vitesse les vélos pourrons doubler les voitures sur les nationales et ce seront les associations contre la violence routière qui seront "contentes-contentes". enfin un lobby de satisfait.
Je ne partage pas certaines de vos propositions :
-A cause de cette "vitesse-plancher" créer une tolérance se traduirait dans les faits par une vitesse-plancher nouvelle donc une augmentation de fait de la vitesse limite. nos technocrates ne seront pas d'accord.
-Je ne crois pas que l'éthylomètre anti-démarrage soit une panacée:trop sensible aux pannes et aux tricheries.De plus, il serait l'arbre qui cache la forêts des prises de médicaments et autres drogues.
-Limiter la puissance des voitures est parfaitement illusoire.et le raisonnement qui consiste à associer puissance = vitesse excessive ne tient pas ...la route pour les simples raisons: Même les plus petites cylindrées atteignent des vitesses excessives (150,160 km/h) incompatibles avec leurs gabarits et leurs sécurités active / passive ce qui les rends très sensibles aux accidents et à leurs conséquences. Aux mêmes vitesses, les grosses cylindrées sont plus sûres toujours pour les mêmes normes constructeurs de sécurité. N'oublions pas que c'est très souvent au volant de "petites voitures" que trop de nos jeunes se tuent les soirs et nuits de week-end aux abords de nos discothèques.
- Quant au téléphone au volant, seuls les maladroits qui le tiennent bien en vue contre l'oreille se font "pincer".Les vrais "délinquants", les pros, sont équipés pour la discrétion.Et cela reste, hélas, une gros facteur d'inattention aggravant les risques d'accident. Je suis pour qu'à la suite d'accidents graves une demande soit systématiquement faite auprès des opérateurs pour savoir si l'automobiliste responsable téléphonait juste avant.Et que la sanction soit plus dissuasive.

Je vous rejoins sur l'idée de ne conserver que la contravention pour les petits délits en évitant de taper dans le capital points.
Plutôt que "mieux gérer la vitesse" je dirais mieux harmoniser, moduler où adapter la vitesse suivant les réseaux routier, surtout à la périphérie et dans les grandes villes.
Pour ce qui est du contrôle médical d'aptitude à la conduite, surtout pour les personnes très agées, on en parle depuis longtemps mais cela touche à certaines valeurs. Le sujet reste sensible et ne peut être traité d'une façon abrupte.
Quant au problème des camions, il est tellement énorme qu'il doit faire l'objet d'un vrai débat de fond. Un point toutefois peut être rapidement traité: l'interdiction de doubler sur les autoroutes à 2 fois 2 voies; il yen a encore, sur Perpignan par exemple.

Autres propositions "faciles":

-Ramener à 1an sans contraventions la récupération de la totalité des points perdus
-Arrêter le scandale des stages payants (chers) pour la récupération des points,injuste, qui ne profite qu'à ceux qui peuvent payer, certains s'endettant pour le passer. D'autres formules de contrôle, bilan, formation, remise à niveau peuvent exister pour tous.
-Que la Sécurité Routière reste sous l'autorité des gouvernements, passe, et que la Prévention Routière dépende aussi de cette autorité (président désigné en conseil des ministres) pourquoi pas, mais n'avoir aucun organisme indépendant du pouvoir chargé de jouer la mouche du coche est navrant et préjudiciable à un vrai débat de fond constructif.

Je souhaite que ces quelques éléments de réflexion alimentent un prochain débat