ELECTIONS REGIONALES DE 2010 analyse de Daniel Vercier

Publié le par Régis Ayats

La préparation des élections régionales de mars 2010 offre à tous les centristes l’occasion de se rassembler. C’est une échéance atypique puisqu’elle ouvre, dans le contexte marqué par la crise économique et financière, un mandat dont la durée dépendra du vote d’une réforme annoncée, esquissée par le rapport d’Edouard Balladur. Tout laisse à penser, en effet, qu’en mars prochain seront élus, pour quatre ans, les derniers conseillers régionaux. En 2014, ils feraient place aux conseillers territoriaux, appelés à siéger tout à la fois au sein de l’assemblée régionale et de l’assemblée départementale de leur territoire d’élection. Chacun comprend bien que cette orientation majeure vise à faciliter la claire spécialisation des compétences entre la région et le département. Elle a évidemment pour conséquence de réduire globalement le nombre des élus, plus précisément celui des conseillers siégeant à l’échelon départemental. D’importantes questions restent à trancher. Sachons organiser et faire vivre le débat. Telle est la perspective dans laquelle s’inscrivent les prochaines élections régionales. Cela étant, soyons conscients des contraintes dictées par le contexte, la montée du chômage, l’érosion du potentiel de croissance, le déficit abyssal des finances publiques et la montée vertigineuse des dettes, le réchauffement climatique, les enjeux de la mondialisation. Il s’agit bien d’un changement d’époque. La tonalité de la campagne doit se tenir à l’écart de toute tentation de nostalgie et privilégier le courage et la volonté réformatrice. Mais le sort des régions met en cause l’articulation avec l’Etat, les communes et leurs groupements, la protection sociale et l’organisation de l’offre de soins, l’Europe. Les réformes nécessaires appellent un effort pédagogique, un devoir de vérité et de cohérence, une éthique, des convictions sur la place de l’homme dans notre société. La politique ne se réduit pas à un jeu d’accession au pouvoir. Occasion rêvée pour rassembler les centristes.

 

Nous rassembler sur le fond, sur le terrain des idées et des propositions, sur notre vision du devenir des régions, de leur mode de gouvernance, sur les compétences qu’elles devront désormais exercer, sur les ressources dont elles disposeront. Nous rassembler en présentant aux électeurs les candidats les plus aptes à mettre les régions en situation dans le cadre institutionnel issu de la réforme incontournable des collectivités locales.

 

Le séminaire de réflexion du 18 juillet a eu pour objet d’organiser notre démarche, notre stratégie, de préparer et mettre en forme notre projet.

 

La création de l’Alliance Centriste répond à la conviction que nous sommes en mesure de refonder la famille centriste. Il n’est donc pas question d’identifier le détenteur de la vraie croix. Dès lors, nos initiatives n’ont de sens que par rapport à l’impératif du rassemblement. Avant de constituer des listes, nous devons nous démarquer, eu égard aux contraintes qui se précisent du fait de la crise, qu’elle est notre valeur ajoutée dans le débat qui s’ouvre. Il nous faut faire preuve de conviction et de pragmatisme. Nos partenaires sont membres du Nouveau Centre et du Modem, peut être des centristes ralliés à l’UMP, également des militants en apesanteur depuis la congélation de l’UDF et désireux de revivre collectivement leur engagement politique, ils sont aussi toutes celles et tous ceux que l’on qualifie sympathisants, se reconnaissant autour des valeurs humanistes, sociales, libérales et européennes. Nous croyons à l’économie sociale de marché comme au développement durable. Nous entendons concilier autant de liberté que possible et autant de régulation que nécessaire.

 

Relation entre l’opinion publique et le fait régional afin de pouvoir  mieux évaluer les attentes de nos concitoyens, faire le point sur les compétences régionales et tenter de dessiner notre vision de l’avenir des régions par rapport à la problématique globale de la réforme des collectivités territoriales, identifier les ressources des régions, évoquer la cohérence des prélèvements obligatoires dans une économie globalisée, tracer les grandes lignes de ce que pourrait être la réforme de la taxe professionnelle…….

 

Tel est notre programme pour  ces prochaines élections régionales.

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